pochette et textes de l'album psyspace oddities

Quelques phrases viendront peut-être. Ce premier album était une étape importante pour moi, l'occasion de créer, concevoir plusieurs chansons avec chacune un état d'esprit et des sonorités différentes. L'occasion de savoir que j'en suis tout simplement capable.
L'occasion aussi de les jouer et les enregistrer live en improvisant les leads. Inutile de dire que ces chansons sont comme des perles, des instants que je ne pourrais jamais reproduire à l'identique (je n'en ai pas la volonté non plus).
Déjà j'ai revendu le matériel avec lequel je les ai jouées. Par manque de place, manque d'argent, envie de changer et de concevoir / jouer autrement sur d'autres instruments. À la limite peut-être qu'un jour je les recréerai sur mes nouvelles machines.
Mais elles seront forcément différentes, ne serait-ce qu'à cause des différences de timbre et des capacités des moteurs de synthèse, de tous les détails que je pourrai rajouter sur mon KKIT, que je ne pouvais pas implémenter sur mon matériel de découverte.
Et puis… Pourquoi essayer de recréer quelque chose qui appartient au passé, alors que le présent et le futur sont encore plus riches de possibilités ? J'ai adoré créer et jouer ces chansons.
Elles sont comme des photos souvenirs d'une époque. Ma dépression, mes pulsions suicidaires, ma volonté de m'en sortir, mes tentatives infructueuses de remonter, mon épuisement tellement profond qu'il en était devenu souffrance.
Et de temps en temps, une lueur. Un soutien. Mon long cheminement (deux ans, quand même) vers le retour à l'envie de vivre. Vous retrouverez tout ceci dans la chanson Space Travel, surtout la version finale améliorée.
La sortie de cette longue période de dépression sévère est marquée / validée par Complex Life, ma chanson feel good par excellence. Je l'ai composée autant pour m'en sortir que parce que j'étais en train de m'en sortir.
La dépression est une suite d'allers-retours, des descentes vers les enfers ponctuées de moments « normaux », agréables, disons où l'on n'a pas envie de mourir.
La sortie de dépression, c'est l'inverse, une lente remontée vers un vie plus joyeuse ou du moins apaisée, où la souffrance diminue peu à peu, mais ponctuée de redescentes effrayantes car on n'a l'impression que l'on retombe et qu'on ne va finalement jamais s'en sortir.
Ça ne prévient pas, ça ne se prévoit pas, ça vous tombe dessus alors que les anti-dépresseurs font correctement effet, que vous dormez de nouveau bien, que tous les indicateurs laissent penser que ça va.
Complex life, comme son nom l'indique, explique que la vie est complexe, difficile à appréhender dans son ensemble, avec des erreurs, des avancées, des difficultés, mais qu'au fond, la vie est là. Cette chanson a été mon propre support dans les moments de retombées.
L'envie de vivre, tant qu'elle est baignée dans le spectre lumineux complet des étoiles (des infra-rouges aux ultra-violets, les gammas, etc), donnera la vie. La vie ne tient qu'à un fil ; mais quand elle est lancée, elle foisonne, elle évolue, elle essaime, elle transmet.
Allez, ne lâchez rien.
Sauf les connards et les connasses qui m'ont harcelé·e, violé·e, volé·e, violenté·e pendant presque quinze années à coups d'accusations culpabilisantes, de gestes obscènes, de paroles passives-agressives, de procédures judiciaires, de manipulations, de mensonges, de menaces de flics, d'inspections sanitaires, de contrôles fiscaux, et de violences physiques et verbales sur mes propres enfants en me forçant à regarder.
Vous avez réussi à me mettre à terre et vous avez continué à frapper.
臆病者めたち!
Vous m'avez accusé de tous les maux, et même d'être responsable de vos actes, de vos propres décisions, qui ont mutilé d'autres personnes, dont vos propres enfants. Vous, vous pouvez aller crever, je ne prendrai même pas la peine de vous regarder mourir. J'ai des amis, une famille tellement plus grande et plus forte.
Ce qui devait me tuer à failli le faire. J'ai survécu par chance et grâce aux autres. Ça ne m'a pas rendu plus fort, c'était juste bien de la merde. Allez vous racornir vous-mêmes et moisir de honte avec vos slogans de droite et votre développement personnel à la con. Chuis bête, vous pouvez pas, vous êtes né·e·s avant la honte. Même une greffe de dignité ne prendrait pas sur vous.
死ね がいけ!


